Le capricorne

capricorne  Le développement du Capricorne est des plus classiques : l’œuf donne une larve, qui donnera une nymphe, puis à terme un insecte dit « parfait » et donc apte à se reproduire. La ponte, relativement modeste, ne semble pas excéder la cinquantaine d’œufs, et une trentaine semble la norme. La durée du développement larvaire est tributaire des qualités nutritives du bois, de l’hygrométrie ambiante, et, bien sûr, de la température. À cet égard, la larve du capricorne est parfois soumise à des fluctuations thermiques extrêmement importantes (cas des charpentes sous toitures par exemple), mais elle a la faculté de se mettre « en pause » quand la température est trop basse ou au contraire trop élevée, la plus adaptée se situant entre 25 °C et 30 °C. La durée du développement larvaire peut demander 5 à 10 ans en fonction de la température ambiante et de la valeur nutritive du bois, la moyenne étant de 3 à 5 ans.

Envol :  juin à août.

Longévité  : 25 jours environ.

Surfaces attaquées : Aubier des résineux construits (douglas, épicéa, sapin, pin, mélèze, etc.) et duramen des bois blancs (hemlock) lorsque le bois est sec.

Dommages causés

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Orifices d’envol ovales de 6 x 10 mm environ. Nous percevons souvent sur la surface du bois les galeries d’alimentation sous-jacentes dans le sens des fibres. Comme il n’y a pas expulsion de sciure, l’attaque est souvent décelée très tard. Nous pouvons entendre les larves creuser généralement la nuit. Le capricorne des maisons endommage la structure du bois et compromet sa résistance.

 

Nuisances et lutte

Le capricorne des maisons est l’insecte à larves xylophages le plus répandu et le plus dégradant pour les charpentes des habitations. Les dégâts peuvent être considérables, et aller au plus profond des pièces de bois, engendrant ainsi des pertes de résistance mécanique très graves. Le capricorne des maisons pourrait bien être le pire nuisible du bois de construction en Europe centrale.

Il est impératif de traiter les bois préventivement dans le cas de constructions neuves. Un traitement curatif existe, il s’agit d’injecter en profondeur le bois avec un produit professionnel adéquat. Il est conseillé de faire appel à de véritables spécialistes du traitement du bois.

La vrillette

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La vrillette se déplace en marchant quand la température est trop basse, mais à partir de 17 °C elle peut voler et ainsi infester des bois parfois éloignés de son lieu de naissance.
L’insecte parfait qui n’a qu’une fonction de reproduction, ne se nourrit pas et a une durée de vie proche de trois à quatre semaines.
Après l’accouplement, la femelle va déposer ses oeufs sur une surface rugueuse comme les aspérités des bois non rabotés, parties non cirées des meubles, tranches de panneaux de contreplaqué, fentes, joints d’assemblages, anciennes galeries, etc.
Le nombre moyen d’oeufs déposés, soit seuls, soit par groupes de deux ou trois, oscille entre 20 et 30.
La petite larve éclot au bout de cinq semaines environ et son développement dans le bois dure entre deux et quatre ans en moyenne. Il varie en fonction:

  • d’une éventuelle attaque de champignon qui, le plus souvent, favorise le développement de la larve;
  • de l’humidité : l’humidité du bois la plus favorable se situe entre 50% et 60%
  • de la température : la température optimale pour le développement de la vrillette est de 22 degrés.

Dommages causés

degats-vrillette Une attaque se décèle par la présence de petits orifices d’envol des adultes dont le diamètre est proche de 1 à 3 mm, ainsi que par l’apparition fréquente de petits amas de bois ou sciure.
Ces orifices sont facilement confondus avec ceux de Lyctus, mais les dégâts de ces deux espèces peuvent se différencier par leur vermoulure. Si la déjection de Lyctus est fine, et au toucher comparable à de la fleur de farine, celle de la petite vrillette est plus grossière et coule sous les doigts.

 

 

Nuisances et lutte

Étant donné que les larves ne creusent pas de galeries à l’extérieur du bois, les dommages peuvent s’avérer considérables avant que les trous de sortie des adultes n’apparaissent, d’autant plus que ces trous peuvent prendre quelques années avant d’apparaître. Selon les relevés effectués, il a été établi que le nombre d’insectes de la première génération se trouve multiplié par dix en dix ans. Leur présence dans les habitations signifie qu’à plus ou moins long terme, les éléments en bois sont contaminés. Par ailleurs, les adultes ont la capacité de voler et sont attirés par la lumière du jour. Ils se retrouvent donc déambulant sur le rebord des fenêtres ou tout près de celles-ci. Lorsque les charpentes ou les planchers sont gravement atteints, il faut absolument remplacer le bois, sinon la maison risque de finir en poussière.

Les fourmis charpentières

fourmisLes fourmis sont faciles à reconnaître au premier coup d’œil. Il existe toutefois des différences morphologiques entre les espèces et entre les adultes d’une même espèce. De façon générale, les fourmis charpentières sont noires ou noirâtres, avec des teintes de rouge ou de brun selon les espèces.

Les fourmis charpentières installent leurs nids dans les structures de bois de l’édifice ou des endroits creux (murs, plafonds, etc.). Près des habitations, elles peuvent vivre dans des piquets de clôtures, des tas de débris de bois ou des piles de bois de chauffage. Il est plus fréquent de retrouver ces colonies de fourmis charpentières dans les régions boisées, en particulier dans les chalets.

 

Nuisances et lutte

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Les fourmis charpentières creusent leurs galeries dans le grain du bois en suivant les parties les plus molles. Les parties dures sont laissées intactes et font office de parois pour soutenir les galeries. Les fourmis gardent leurs tunnels et leurs nids très propres. Elles enlèvent le bois grugé qu’elles repoussent hors du nid. Ces déchets s’accumulent et forment des petits tas de sciure de bois sous les trous d’entrée du nid, ce qui constitue un indice de la présence des fourmis. Lorsqu’elles s’installent à l’intérieur des domiciles, ces fourmis affectionnent particulièrement les grandes poutres de soutien et les solives. Elles peuvent donc causer des dommages importants en creusant des chambres et des galeries dans des pièces en bois qui assurent le maintien de la structure de la maison. Il vaut mieux agir rapidement lorsqu’on trouve ces insectes chez soi.